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Open D'australie
Surface :Dur
Tenant du titre : Novak Djokovic
Rafael Nadal - Christophe Rochus : 6-0 ; 6-2 ; 6-2
Rafael Nadal - Roko Karanusic : 6-2 ; 6-3 ; 6-2
Rafael Nadal - Tommy Haas : 6-4 ; 6-2 ; 6-2
Rafael Nadal - Fernando Gonzalez : 6-3 ; 6-2 ; 6-4
Rafael Nadal - Gilles Simon : 6-2 ; 7-5 ;7-5
Rafael Nadal - Fernando Verdasco : 6-7 6-4 7-6 6-7 6-4 ---> MAGNIFIQUE
Rafael Nadal - Roger Federer : 7-5, 3-6, 7-6 , 3-6, 6-2
Je ne sais même pas quoi écrire tellement je suis heureuse. Premiere finale, premier Open d'Australie ... c'est juste sensationnel.
BRAVO RAFA
VAMOS RAFA
Parfois, les mots manquent. Après 5h14' d'un combat héroïque, le plus long de l'histoire de l'Open d'Australie, Rafael Nadal s'écroule sur la Rod Laver Arena. Fernando Verdasco tombe à genoux, il vient de commettre sa quatrième double faute du match, sa deuxième de ce dernier jeu. Elle est si cruelle. Commencée vendredi à 19h30, cette demi-finale s'achève ce samedi à 1h07' après 59 jeux d'une intensité ahurissante. Proche d'un combat de boxe, le numéro un mondial se retrouve dans les cordes à deux reprises après les premier et quatrième sets. A bout de forces, le Majorquin tient et ramène une victoire à l'énergie et au courage (6-7 [4], 6-4, 7-6 [2], 6-7 [1], 6-4) à l'image de ses courses éperdues mais souvent gagnantes. Les larmes qui le submergent lors de ses balles de match à 5-4 (0-40) illustrent le combat intérieur qu'il vient de livrer face à un Madrilène au sommet de son art et de sa confiance.
L'homme des grands défis voit les signes du destin contre lui lors du tie-break de la première manche avec un let gagnant impitoyable, à cinq points à quatre ou avec quatre breaks convertis en vingt tentatives. Lui, le superstitieux, dompte le destin et un compatriote déchaîné. Comment résumer un tel match où chaque point se gagne au prix d'un effort surhumain ? « Ce match restera gravé dans ma mémoire toute ma vie », avoue Fernando Verdasco, arrivé avec une poche de glace sur le mollet gauche, en conférence de presse. Comment résumer une telle intensité et une telle force mentale ? Un point, peut-être, avec cette balle d'égalisation à 4-4 dans la quatrième manche où Rafael Nadal pose un genou à terre, se relève, effectue un revers en se retournant, court partout, renvoie un smash à bout portant avec un revers réflexe et termine par un passing de coup droit croisé. « Contre lui, on a besoin de trois ou quatre coups supplémentaires pour gagner un point par rapport aux autres joueurs. Il a des jambes incroyables. Je me souviens de ce point. Je peux pas le croire », sourit Fernando Verdasco en se remémorant le point et en expliquant sa fierté d'avoir réalisé le plus grand match de sa carrière.
« Quelle heure est-il ?»
Un exemple, peut-être. Quand Rafael Nadal arrive en conférence de presse à 2h35', il commence par « s'excuser pour le retard, mais... » On peut comprendre... Quand il demande l'heure en regardant sa montre, toujours à l'heure espagnole, il répond qu'il devrait se réveiller dans l'après-midi avant d'aller s'entraîner vers 18 ou 19 heures. Ses yeux brillent de fatigue, mais Nadal ne veut pas chercher de polémique sur son temps de repos réduit par rapport à Roger Federer, vainqueur en trois petits sets la veille d'Andy Roddick. «C'est comme ça. L'an dernier, c'était à mon avantage. Cette année, c'est à l'avantage de Roger. J'espère que j'aurais récupéré. Je ne sais pas.» Une crampe au dos le saisit lors de sa conférence de presse, il se lève et se rassoit pour répondre aux questions. Il ne cherche jamais d'excuses et c'est toute sa différence.
Le visage émacié, Rafael Nadal jette pourtant des regards hagards vers son oncle et entraîneur, Toni. Après avoir entrevu la victoire au début du quatrième set lorsque son adversaire souffre de crampes au mollet gauche, il vient de prendre un crochet du gauche en plein face lors du tie-break perdu sept points à un sur un festival de points gagnants et se retrouve embarqué dans une cinquième manche à hauts risques. Groggy, Nadal tient et résiste à la frustration de toutes ses occasions sauvées par son adversaire sur des aces ou des services gagnants. « Aujourd'hui, c'est un match dont je me souviendrai longtemps. L'émotion était intense. Lors du dernier jeu à 0-40, j'ai commencé à pleurer, raconte le numéro un mondial avec un naturel toujours aussi désarmant. C'était beaucoup d'émotions. Non ?» Oui, Rafa. Même Rod Laver a avalé rapidement un fish and chips sur ses genoux en tribunes à 0h30 pour ne pas louper une balle. A 70 ans, la légende du tennis australien en a vu passer des champions. Mais à 1h07', ce samedi, il se lève comme les 15 000 spectateurs pour ovationner les deux champions. Source : l'équipe.fr
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